Toutes les Nouvelles – 22/06

Galluis

Dernier round pour les anti-Leclerc

A deux jours de la réunion de l’instance administrative qui délivrera ou non le permis de construire du Leclerc à Galluis, les associations contre ce projet se sont mobilisées.

Les commerçants de Montfort se sont mobilisés samedi<br /> pour exprimer leur refus d'être « sacrifiés ». -
Les commerçants de Montfort se sont mobilisés samedi
pour exprimer leur refus d’être « sacrifiés ». – 

A quelques jours de la réunion de la CDAC (Commission départementale de l’aménagement commercial) qui délivrera ou non le permis de construire du Leclerc les associations et collectifs d’habitants qui se sont montés pour lutter contre ce projet jettent leurs dernières forces dans la bataille. Ce week-end, le collectif de Galluis faisait une opération tractage dans le village. À Montfort, samedi, les commerces se sont habillés de noir exprimant ainsi l’idée de deuil pour faire comprendre au plus grand nombre « que les villages peuvent mourir lorsque des grandes surfaces s’implantent à proximité.»

Cercueil et couronne mortuaire

Un cercueil accueillait les visiteurs à la boulangerie, place de l’Église, et la fleuriste avait confectionné une couronne mortuaire noire. « Nous espérons toucher le plus grand nombre de personnes et les élus locaux pour que le projet Leclerc ni aucun autre ne puissent aboutir, affirme Guillaume Mathieu, président de l’association des commerçants. Nous défendons nos commerces mais aussi notre cadre de vie. C’est un village rural entouré de champs. Nous n’avons pas envie de le transformer en ville comme Plaisir avec des embouteillages et des camions de livraison .»

Lors de la Fête de musique, mardi, le collectif des habitants de Montfort et de ses environs tenait un stand rue de Paris. « Nous avons distribué des stickers, fait de l’information auprès du public et nous avons continué à recueillir des signatures sur notre pétition», explique Christine Barnel à la tête du collectif. Une pétition qui compte actuellement près de 6700 signatures sur Internet et 1400 signatures papier.

Ces opposants au Leclerc continuent d’égrener inlassablement leurs arguments. « Cette friche est une verrue, nous sommes d’accord, mais il y a d’autres solutions que l’implantation d’une grande surface! Elle ne répond pas à un besoin et elle risque de tuer les bourgs de Montfort et La Queue. Si la CDAC se prononce contre ce projet, ce que nous espérons de tout cœur, il serait envisageable que la communauté de communes, qui aura la compétence économique l’an prochain, achète ce terrain et favorise l’implantation d’installations non commerçantes mais créatrices d’emplois qualifiés. Maison médicale, pépinière d’entreprises, crèche… tout cela répondrait à des besoins locaux ! », insiste Christine Barnel. Son homologue Aurélie, à la tête du collectif des habitants de Galluis, ajoute : « Au fur et à mesure des semaines, nous avons rencontré des élus locaux et des acteurs du projet et nous nous sommes forgés une opinion documentée. Un élément clé en ressort, il n’y a pas de volonté de la part des élus locaux de développer une nouvelle zone commerciale à cet endroit. Tous s’accordent également sur un point: si Leclerc s’implante, alors c’est le début de l’étalement des commerces le long de la RN12 ». Sans oublier un autre aspect de ce projet :  « Les problèmes de circulation réels que ce projet engendrerait.  Pour réaliser son chiffre d’affaires, Leclerc compte sur la présence de 2200 véhicules par jour sans oublier les
350 voitures garées sur le parking de la gare de Montfort… La situation serait ingérable, notamment aux heures de pointe. »

Tout comme Christine Barnel, elle insiste sur une autre voie possible pour l’avenir de cette friche industrielle. « Nous ne sommes pas dans l’utopie. D’autres choses peuvent être envisagées comme transformer cette friche en zone à vocation de développement économique. »

Pratique

www.hyper-galluis.fr

Marie Vermeersch

 

http://www.78actu.fr/dernier-round-pour-les-anti-leclerc_38965/

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