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Toutes les Nouvelles – 30/06

Galluis
Projet d’implantation du centre Leclerc : c’est non
La commission départementale d’aménagement commercial a voté contre, à l’unanimité, le projet d’implantation d’un centre Leclerc sur la friche industrielle de la Sofrasem située le long de la RN12. –
C’est un non prononcé à l’unanimité. Vendredi matin, la commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), présidée par le préfet, s’est réunie pour se pencher sur le projet d’un centre Leclerc. Il souhaitait s’implanter sur une friche industrielle située le long de la RN12, dans la commune de Galluis.

Un vote à l’unanimité
Au final, sept membres de la CDAC ont voté contre et deux se sont abstenus, dont la maire de Galluis, Annie Gonthier, qui s’était pourtant prononcée publiquement pour l’implantation de la grande surface. Elle voulait en finir avec cette friche, une verrue dans le paysage vieille d’une dizaine d’années.

Un vote qui apparaît comme un grand soulagement pour les collectifs d’habitants, les agriculteurs et les nombreux élus locaux qui s’étaient prononcés contre dès le début de l’année. Action des commerçants de Montfort, pétition qui a recueilli près de 8 000 signatures, blocage de la RN 12 par les agriculteurs… « Toutes ces actions ont payé et l’on ne peut que se réjouir de la décision de la CDAC. Nous sommes ravis que nos arguments contre l’urbanisation de la RN12 à outrance aient été entendus. Cela dit, nous restons vigilants car un projet de supermarché discount serait en préparation sur le site de la casse automobile. L’option de laisser les grandes surfaces s’installer est celle de la facilité. D’autres alternatives sont possibles », commente Christine Barnel, à la tête du collectif d’habitants de Montfort l’Amaury et des environs.

Un avis partagé par François Moutot, vice-président de l’intercommunalité Cœur d’Yvelines et maire de Thoiry, qui siégeait à la CDAC. « Il est certain que l’on ne peut pas laisser cette friche ainsi. C’est pourquoi Cœur d’Yvelines va se saisir du dossier rapidement. En lieu et place d’une zone commerciale, nous souhaitons favoriser l’implantation de PME, créatrices d’emplois qui correspondraient au profil des habitants de ce secteur », souligne l’élu.

Un recours des dirigeants de Leclerc est toujours possible. Ils pourraient demander à ce que le dossier soit étudié par la CNAC (Commission nationale d’aménagement commercial). Cela dit, cette option reste peu probable car lorsqu’une décision a été prise à l’unanimité, la Commission nationale désavoue rarement le choix des responsables locaux.

78490 Galluis
Marie Vermeersch

http://www.78actu.fr/projet-d-implantation-du-centre-leclerc-c-est-non_39365/

Le Parisien – 29/06

Galluis : le projet de Leclerc retoqué
>Île-de-France & Oise>Yvelines>Galluis|Hervé Rachynski

La commission départementale d’aménagement commercial des Yvelines (CDAC) vient de dire non à l’implantation d’un Leclerc sur une friche industrielle à Galluis, près de la gare de Montfort – Méré. Un vote à la quasi-unanimité. Sur les 11 personnes qui siègent à cette commission, 9 se sont prononcées contre tandis que les 2 autres se sont abstenues. Notamment Annie Gauthier, la maire (SE) de Galluis pourtant favorable à ce projet.
« Le préfet des Yvelines m’a indiqué qu’une étude de risques technologiques était en cours concernant le silo de la coopérative agricole située en bordure du site d’implantation du Leclerc », explique l’édile, peu surprise du résultat final. « Il n’y avait plus qu’elle à être pour ce Leclerc », confie un habitant qui, comme beaucoup d’autres, redoutait que la N 12 ne devienne à terme à une vaste zone commerciale du type « Coignières ».
Une pétition et 6724 signatures
Depuis son annonce officielle début 2016 et le dépôt d’un permis de construire, en avril dernier, ce projet de 3 500 m2, suscite une forte opposition. Une pétition sur le site Mesopinions.com a récolté 6 724 signatures. Le 20 juin, une trentaine d’agriculteurs ont manifesté leur désaccord au projet et bloqué pendant deux heures la N 12 de crainte de voir leur coopérative disparaître !

« Nous sommes très contents d’avoir été écoutés par les élus », se réjouit Olivier Legrand, le président de Jade, un collectif d’associations de défense de l’environnement. Contactée, la direction de Leclerc n’a pas souhaité réagir.

http://www.leparisien.fr/galluis-78490/galluis-le-projet-de-leclerc-retoque-29-06-2016-5925799.php

Toutes les Nouvelles – 22/06

Galluis

Dernier round pour les anti-Leclerc

A deux jours de la réunion de l’instance administrative qui délivrera ou non le permis de construire du Leclerc à Galluis, les associations contre ce projet se sont mobilisées.

Les commerçants de Montfort se sont mobilisés samedi<br /> pour exprimer leur refus d'être « sacrifiés ». -
Les commerçants de Montfort se sont mobilisés samedi
pour exprimer leur refus d’être « sacrifiés ». – 

A quelques jours de la réunion de la CDAC (Commission départementale de l’aménagement commercial) qui délivrera ou non le permis de construire du Leclerc les associations et collectifs d’habitants qui se sont montés pour lutter contre ce projet jettent leurs dernières forces dans la bataille. Ce week-end, le collectif de Galluis faisait une opération tractage dans le village. À Montfort, samedi, les commerces se sont habillés de noir exprimant ainsi l’idée de deuil pour faire comprendre au plus grand nombre « que les villages peuvent mourir lorsque des grandes surfaces s’implantent à proximité.»

Cercueil et couronne mortuaire

Un cercueil accueillait les visiteurs à la boulangerie, place de l’Église, et la fleuriste avait confectionné une couronne mortuaire noire. « Nous espérons toucher le plus grand nombre de personnes et les élus locaux pour que le projet Leclerc ni aucun autre ne puissent aboutir, affirme Guillaume Mathieu, président de l’association des commerçants. Nous défendons nos commerces mais aussi notre cadre de vie. C’est un village rural entouré de champs. Nous n’avons pas envie de le transformer en ville comme Plaisir avec des embouteillages et des camions de livraison .»

Lors de la Fête de musique, mardi, le collectif des habitants de Montfort et de ses environs tenait un stand rue de Paris. « Nous avons distribué des stickers, fait de l’information auprès du public et nous avons continué à recueillir des signatures sur notre pétition», explique Christine Barnel à la tête du collectif. Une pétition qui compte actuellement près de 6700 signatures sur Internet et 1400 signatures papier.

Ces opposants au Leclerc continuent d’égrener inlassablement leurs arguments. « Cette friche est une verrue, nous sommes d’accord, mais il y a d’autres solutions que l’implantation d’une grande surface! Elle ne répond pas à un besoin et elle risque de tuer les bourgs de Montfort et La Queue. Si la CDAC se prononce contre ce projet, ce que nous espérons de tout cœur, il serait envisageable que la communauté de communes, qui aura la compétence économique l’an prochain, achète ce terrain et favorise l’implantation d’installations non commerçantes mais créatrices d’emplois qualifiés. Maison médicale, pépinière d’entreprises, crèche… tout cela répondrait à des besoins locaux ! », insiste Christine Barnel. Son homologue Aurélie, à la tête du collectif des habitants de Galluis, ajoute : « Au fur et à mesure des semaines, nous avons rencontré des élus locaux et des acteurs du projet et nous nous sommes forgés une opinion documentée. Un élément clé en ressort, il n’y a pas de volonté de la part des élus locaux de développer une nouvelle zone commerciale à cet endroit. Tous s’accordent également sur un point: si Leclerc s’implante, alors c’est le début de l’étalement des commerces le long de la RN12 ». Sans oublier un autre aspect de ce projet :  « Les problèmes de circulation réels que ce projet engendrerait.  Pour réaliser son chiffre d’affaires, Leclerc compte sur la présence de 2200 véhicules par jour sans oublier les
350 voitures garées sur le parking de la gare de Montfort… La situation serait ingérable, notamment aux heures de pointe. »

Tout comme Christine Barnel, elle insiste sur une autre voie possible pour l’avenir de cette friche industrielle. « Nous ne sommes pas dans l’utopie. D’autres choses peuvent être envisagées comme transformer cette friche en zone à vocation de développement économique. »

Pratique

www.hyper-galluis.fr

Marie Vermeersch

 

http://www.78actu.fr/dernier-round-pour-les-anti-leclerc_38965/

Article sur la page du député Jean-Marie Tétart

Soutien aux agriculteurs contre le projet d’implantation d’un centre commercial Leclerc à Galluis

blocagemereVendredi la CDAC des Yvelines donnera son avis sur le projet d’implantation d’un centre commercial Leclerc à Galluis

Ce projet suscite de nombreuses oppositions légitimes. J’ai déjà, à plusieurs reprises, faire part de mon incompréhension et de mon opposition. 

Incompréhensible, parce que la maille commerciale de notre zone rurale est suffisante et si elle doit être renforcée, c’est plutôt en confortant et développant les petites structures de centre ville, de proximité que ce projet de Galluis va au contraire très gravement fragiliser.

Mon incompréhension parce que la proximité d’une gare est une remarquable chance pour développer des emplois dans des TPE et des PME.

Mon opposition parce que, qu’on le veuille ou non, nous n’éviterons pas dans la durée, l’installation d’une continuité commerciale le long de la RN12. Avons-nous envie de la voir ressembler à la RN 13 ou de la RN 10. Moi, non!

Et les agriculteurs non plus et c’est pourquoi j’ai tenu à les soutenir à les rejoindre sur le pont de Méré, où ils ont bloqué la circulation une heure pour donner un signal clair de leur désaccord !

Mais blocage organisé, limité dans le temps, sans casseurs.

Toutes les Nouvelles – 19/05

Le conseil municipal de Méré contre l’implantation du Leclerc

Méré « Un Leclerc… pour quoi faire ? »

Ce projet d’implantation, situé à 400 m de la gare de Méré-Montfort, bien qu’il soit sur le territoire de la commune de Galluis, impacterait davantage les habitants de Méré. Le conseil municipal et certains habitants se prononcent contre dans un communiqué.

Lors de la foire à tout qui a eu lieu à Méré début avril, plus de 200 signatures ont été récoltées sur la pétition contre l'implantation d'un centre Leclerc le long de la RN 12. -
Lors de la foire à tout qui a eu lieu à Méré début avril, plus de 200 signatures ont été récoltées sur la pétition contre l’implantation d’un centre Leclerc le long de la RN 12. – 

« Un Leclerc pour quoi faire ? » C’est le mot d’ordre de la pétition mise en ligne par le collectif d’habitants de Galluis, l’association des commerçants de Montfort l’Amaury et les associations Jade et Agate pour manifester leur opposition au projet d’implantation d’un nouveau centre commercial sur la friche industrielle de la Sofrasem, située au bord de la RD912, à 400 mètres de la gare de Méré-Montfort l’Amaury, soit plus proche de Méré que de Galluis. Les agriculteurs céréaliers ont eux aussi manifesté lundi 4 avril et indiqué leur opposition à un centre commercial à proximité du silo de la coopérative Axéréal. Leur principale crainte : que l’éventuelle arrivée d’un nouveau centre commercial n’oblige la coopérative à de coûteux travaux de mise aux normes pour être compatible avec l’accueil du public à proximité, voire même à déménager.

À la fin du dernier conseil municipal de Méré, le 5 avril, au cours d’une discussion informelle, le public présent a constaté qu’aucun conseiller municipal n’a donné un avis favorable à ce projet. Ils étaient tous d’accord pour dire « oui » au démontage d’une friche industrielle et à un ou des projets locaux de petite surface ainsi que prévu dans la ZA de Méré, « oui » à la sauvegarde du magasin Casino, et « non » à la disparition de la coopérative.

Concernant les Méréens, lors de la foire à tout de Méré du dimanche 3 avril, des représentants du collectif d’habitants de Montfort l’Amaury & environs ainsi que du collectif d’habitants de Galluis étaient présents pour évoquer l’implantation de ce centre commercial à proximité immédiate des terrains agricoles de Méré. Plus de 200 signatures, récoltées lors de cette manifestation, s’ajoutent aux 6 600 signatures déjà enregistrées sur MesOpinions.com (mot-clé : Galluis) et aux 1 500 signatures papier rassemblées par les commerçants de Montfort-l’Amaury et de La Queue-lez-Yvelines. Les arguments des Méréens sont nombreux et sont partagés par nombre d’habitants des communes voisines à savoir :

– Une zone commerciale supplémentaire représente une menace pour les commerces de proximité des communes environnantes. Il y a déjà plusieurs enseignes dans un rayon de dix kilomètres : quelle serait l’utilité d’un nouveau centre commercial ?

– Une énième zone commerciale représente une menace pour notre environnement, mais certes à long terme. En effet le SDRIF (Schéma directeur de la région Ile-de-France) et le Schéma du PNR (Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse) nous garantissent une sécurité pendant au moins 15 ans pour éviter l’implantation d’une zone commerciale plus vaste à l’instar de celle qui s’est étalée le long de la RN10 à Coignières. Pour reprendre les propos de François Moutot, directeur de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA), c’est complètement incohérent car cela fait des années que l’État aide au maintien des commerces de proximité à grands coups de subventions.

– L’emploi est un faux argument. D’une part, renseignements pris, actuellement dans la ZA de Méré, il n’y a pratiquement aucun dirigeant ou salarié qui habite sur la commune de Méré. Par ailleurs les emplois éventuellement proposés seront des emplois précaires, en tout cas au vu des salaires pratiqués en général dans les super et/ou hypermarchés, beaucoup de travail à temps partiel, donc avec peu de possibilité pour se loger dans notre environnement proche en l’absence de logements ou à des prix locatifs inaccessibles.

– Quant à la circulation sur la RD912, déjà fortement perturbée par le stationnement « sauvage » le long du parking de la gare, il y a des choses à dire. Normalement en juillet 2017 sur cette RD912, en particulier le long du parking, il y aura une voie/piste piétonne et cyclable créée et financée par le conseil départemental entre le Drive Casino et Galluis au niveau du giratoire de la casse auto afin de rejoindre la voie douce qui existe actuellement sur la DR912 entre Galluis et La Queue. Or si le Département a prévu dans son budget cette dépense importante, la question est de savoir s’il va autoriser un accès sur cette même RD912 qui serait en opposition avec la notion de ruralité qu’il est en train de mettre en place et avec cet investissement.

La ruralité est un enjeu de demain et doit être intégrée dans une vision environnementale à long terme. Réfléchissons ensemble aux vrais besoins locaux et à un avenir commun.

78490 Méré

Marie Vermeersch

http://www.78actu.fr/un-leclerc-pour-quoi-faire_36809/

Toutes les Nouvelles – 20/04

Les entrepreneurs sud-yvelinois contre l’implantation du Leclerc

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Les adhérents de l’association des dirigeants et entreprises du Centre et du Sud-Yvelines
(ADECSY), qui ne veulent pas de l’implantation d’un centre Leclerc, se proposent d’entamer une réflexion sur le devenir du site de la Sofrasem.

  • Si un Leclerc s’installait « cela provoquerait une forte di­minution d’activité du pôle économique de la Queue-lez­Yvelines, des autres surfaces commerciales et des petits commerces situés dans les communes environnantes ».
  • La création de 100 emplois annoncés par Leclerc n’est pas un argument valable pour les entrepreneurs.
  • Dernier argument soulevé par l’association, le coût que cela représenterait pour le conseil départemental, par exemple pour mettre les routes en adé­quation avec le projet. « Pour les entreprises du Sud Yvelines, la première des priorités, c’est le développe­ment de la fibre optique pour tous, et non l’aménagement de la zone d’activité ».

Les adhérents de l’ADECSY se proposent de participer à une réflexion d’ensemble, en collaboration avec la mairie de Galluis

Toutes les Nouvelles – 07/04

Projet Leclerc : les agriculteurs montent au créneau

http://www.78actu.fr/projet-leclerc-les-agriculteurs-montent-au-creneau-2_34890/

Toutes les Nouvelles - Agriculteurs

« On nous a bassinés pendant plusieurs mois avec les Assises de la ruralité et voilà qu’un projet d’implantation d’un centre Leclerc en pleine campagne nous tombe dessus. C’est un premier exemple concret sur lequel nous invitons nos élus locaux à se pencher! »

« Qu’en pensent la présidente de la Région, élue grâce à la « cambrousse » ? Et le président du Département, Pierre Bédier, tout comme sa conseillère à la ruralité, Pauline Winocour ? »

Manifestation – 04/04

Source : Le Parisien – 05/04/16

Les agriculteurs s’opposent à l’arrivée de Leclerc à Galluis

Le 04 Avril, des agriculteurs se sont réunis devant la Sofrasem pour manifester leur opposition au projet d’un Leclerc. Des banderoles « NON au Leclerc à Galluis » ont également été posées dans plusieurs parcelles agricoles aux alentours.

« Nous ne sommes pas dupes, nous nous doutons bien qu’à terme l’arrivée d’un centre commercial Leclerc va être source de conflits ».

« Une partie de la ligne SNCF pourrait passer sous l’emprise de Leclerc ».

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> Consulter l’article du Parisien du 05/04/16

Toutes les Nouvelles – 25/03

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Source : 78actu / Toutes les Nouvelles
http://www.78actu.fr/deja-4000-signatures-contre-leclerc_34389/

Projet Leclerc : «Je persiste et je signe»

Associations, élus, chambre d’agriculture… de nombreuses voix se font entendre contre l’implantation d’un centre Leclerc le long de la RN12, sur la commune de Galluis. La maire de ce village, Annie Gonthier, entend bien les objections et les critiques mais elle ne les comprend pas.

«C’est un projet privé»

«Tout d’abord, je tiens à préciser qu’il s’agit d’un projet privé et non de la mairie. Je ne suis pas allée chercher le centre Leclerc. Ce sont les responsables de sa filiale logistique qui sont venus nous voir courant 2015 avec un projet qui tient la route.» L’implantation de ce centre commercial se situerait sur une parcelle à proximité de la gare Montfort/Méré, sur une friche industrielle invendue depuis une dizaine d’années. «C’est une bonne chose qu’un acheteur se soit présenté car cela retire une friche du paysage. Et ce n’était pas un lieu facilement vendable, cette zone aurait pu rester encore comme cela pendant des années. Quand je vois ce qu’il y a autour, une casse autos, une décharge, une société de BTP qui s’est installée sur une zone naturelle…. De quoi faire bondir les associations mais là, personne n’a rien dit !» s’agace la première édile. Le dossier du permis de construire du centre Leclerc devrait être déposé dans les prochains jours en mairie. «Et je ne vois pas pourquoi je m’y opposerais. Le projet est conforme à notre PLU. Si je refusais, Leclerc pourrait nous attaquer en justice.» Selon Annie Gonthier, ce centre d’une surface commerciale de 3000 m2, qui disposera d’un drive, d’une station-essence et d’une galerie marchande comprenant cinq boutiques, est même une bonne chose pour le territoire, et ce à plusieurs égards. La menace pour les commerces de proximité ? Elle balaye l’argument d’une main. «La clientèle qui déjà fait le choix du commerce de proximité ne se ruera pas dans un supermarché. Et personne n’oblige quelqu’un à aller faire ses courses chez Leclerc. De plus, nous travaillons en concertation avec les responsables de Leclerc et les boutiques de la galerie marchande proposeront une offre complémentaire à celle proposée par les commerces de proximité. Il n’y aura pas de concurrence. Les commerces qui seraient impactés en priorité par cette implantation seraient les centres commerciaux de Maurepas et Plaisir», analyse Annie Gonthier. Concernant la “coignérisation” redoutée par les opposants au projet, là encore la maire s’inscrit en faux. « L’implantation du Leclerc jouxte une parcelle en zone agricole, ce qui empêchera toute extension ou développement sur ce secteur. »

«Que des avantages»

Annie Gonthier réfute également les suspicions de dégradation du cadre de vie, notamment avec l’augmentation de la fréquentation de cette zone. «Les services du Département ont déjà été consultés pour définir des accès et les règles de circulation aux abords du site. Le flux routier a été étudié et le grand parking du centre commercial permettra peut-être aussi d’améliorer la situation aux abords de la gare Montfort/Méré car actuellement, ce n’est pas brillant. De plus, des arrêts de bus sont prévus, notamment pour la ligne 67.» Bref, pour les Galluisiens, Annie Gonthier n’y voit que des avantages : «Le centre sera à la fois proche, pratique car sur la route qui va à la gare mais sans nuisances car situé à l’extérieur du village.» L’implantation de cette grande surface serait une manne financière pour le territoire «La communauté de communes récupérerait les taxes car c’est elle qui a la compétence économique mais nous pourrions éventuellement bénéficier de mécénat pour préserver le patrimoine, notamment notre église, ou de lots pour la kermesse de l’école.» Et de finir par un argument de taille : «La création d’une centaine d’emplois locaux qu’un tel centre pourrait engendrer.»

Il faudra convaincre

Après le dépôt du dossier en mairie, il sera soumis au service instructeur puis à l’autorisation de la CDAC (Commission départementale d’aménagement commercial) qui pourrait rendre sa décision d’ici la fin d’année. La maire y disposera d’une voix. Tout comme le président de l’intercommunalité Coeur d’Yvelines, Hervé Planchenault, également maire de Monfort l’Amaury qui devrait voter contre, à la surprise d’Annie Gonthier. «Il a participé à plusieurs réunions de travail avec les gens de chez Leclerc et à aucun moment, il n’a émis un avis défavorable….» Annie Gonthier sait qu’elle aura encore un gros travail de pédagogie et d’explication à fournir pour convaincre sa population des avantages que cette implantation pourrait engendrer «Mais je persiste et je signe. Beaucoup de personnes la voient déjà d’un bon oeil. Ce sont les opposants qui font entendre leur voix. Ça a été la même chose lors du projet de McDo de La Queue. Aujourd’hui, que remarque-t-on dans cette commune ? Que tout se passe bien et que les prédictions de mauvais augure n’ont pas eu lieu.»


Déjà 4 000 signatures contre Leclerc

L’annonce de ce projet d’implantation d’un Leclerc à Galluis a provoqué une levée de boucliers dans le Monfortois. Après les élus, Hervé Planchenault, président de l’interco Cœur d’Yvelines, le maire de Thoiry, François Moutot et le député-maire de Houdan, Jean-Marie Tétart qui se disent opposés au projet, des collectifs se constituent pour dire “non” également.

«Pourquoi ne pas faire venir des PME ?»

L’association JADE (Jonction des associations de défense de l’environnement), l’association des commerçants de Montfort et des collectifs d’habitants de Galluis et Montfort ont lancé une pétition en ligne. «Nous tractons également sur les marchés et nous avons aussi une pétition papier. Au total, nous recueillons déjà près de 4000 signatures», soulignent Olivier Legrand, président de l’association JADE et Aurélie, du collectif d’habitants de Galluis. Et la jeune femme de préciser: «Nous ne voulons pas nous engager dans un rapport de force avec la mairie. Nous souhaitons juste l’organisation d’un débat apaisé autour d’un projet qui est à redéfinir. Une réunion est d’ailleurs fixée prochainement avec la maire.» Pour les membres de ces associations, les arguments “contre” ne manquent pas. «Avec onze grandes surfaces dans un rayon de 10 km autour de Galluis, nous n’avons pas besoin d’un Leclerc qui serait une nuisance visuelle et environnementale avec la station-service. J’ajouterai que la voirie n’est absolument pas adaptée pour recevoir cette grande surface.  Si nous avons fait le choix de nous installer ici, c’est pour être tranquilles. Ce dont nous avons besoin, en revanche, ce sont des emplois de proximité. Pourquoi ne pas faire venir des PME ? Une zone économique, d’accord, en revanche nous sommes contre une nouvelle zone de consommation», insiste Aurélie. Ce que craignent les opposants également : l’effet “boule de neige”. «Leclerc serait une locomotive. On sait d’ores et déjà que d’autres magasins de ce type recherchent un emplacement sur la RN12. On nous dit qu’à l’heure actuelle le PLU empêcherait la “coignérisation” de cette zone. Rien n’est moins sûr, nous n’avons aucune garantie et les PLU se révisent. Ce n’est pas un risque à court terme mais à moyen et long termes car tout est possible», souligne Olivier Legrand, qui déplore également le manque de transparence de la mairie «qui s’est mise à communiquer sur le sujet uniquement sous la pression citoyenne alors que le projet était dans les tuyaux depuis des mois!»

Les commerçants inquiets

Du côté de l’association des commerçants de Montfort, on estime une baisse du chiffre d’affaires de 30% en cas d’implantation de cette grande surface. «Les commerces de proximité sont fragiles, certains mettraient la clé sous la porte. Il est nécessaire de préserver une ruralité équilibrée. En  face, on annonce la création d’une centaine d’emplois, mais quels emplois ? Des employés des Leclerc yvelinois ont déjà été approchés pour venir travailler à Galluis…»
Et les responsables des associations de conclure:«Qu’on ne se trompe pas de cible. Notre objectif n’est pas de mener un combat de bobos ! Nous sommes là pour accompagner un mouvement citoyen en marche.»


Le monde agricole s’y oppose

L’IMPLANTATION du Leclerc se ferait à proximité du silo de la coopérative Axereal. La chambre d’agriculture d’Ile-de-France souligne l’importance des équipements para-agricoles d’amont et d’aval pour les filières grandes cultures franciliennes et la raréfaction de leurs équipements. «Le silo de Galluis est essentiel puisque sa situation à proximité d’une voie ferrée permet une intermodalité avec le chargement des trains de céréales.» La chambre d’agriculture rappelle que la profession agricole a déjà été confrontée à des dossiers similaires dans des communes où des constructions se sont implantées à proximité de silos de stockage. «Le fonctionnement du site s’en est trouvé affecté du fait du bruit, de la poussière, du trafic des engins agricoles…. Le cas de Louvres où la coopérative Agora a dû fermer son site après l’implantation d’une moyenne surface en est un exemple flagrant. Nous constatons que les sites de livraison de céréales se raréfient dangereusement dans notre région et l’appauvrissement de la filière contribue à la fragilisation de la filière céréales francilienne, c’est pourquoi la chambre d’agriculture, comme les agriculteurs du secteur, craignent que ce projet ne remette en cause la pérennité de ce site et nous y sommes donc opposés.»

Le Parisien – 13/03

Le projet d’implantation d’un Leclerc divise à Galluis

Source : Le Parisien
http://www.leparisien.fr/galluis-78490/le-projet-d-implantation-d-un-leclerc-divise-a-galluis-13-03-2016-5622545.php#xtref=http%3A%2F%2Fhyper-galluis.fr%2F

«Contre l’implantation d’un Leclerc à Galluis ». C’est le mot d’ordre de la pétition mise en ligne par un collectif d’habitants de Galluis et des commerçants de Montfort-l’Amaury pour manifester leur opposition au projet d’implantation d’un hypermarché Leclerc sur la friche industrielle de la Sofrasem, située au bord de la N 12.

Toutes les Nouvelles – 17/02

Source : 78actu / Toutes les Nouvelles
http://www.78actu.fr/projet-d-un-centre-leclerc-le-maire-de-thoiry-dit-non_32688/

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Projet d’un centre Leclerc: le maire de Thoiry dit non

Le projet d’un centre Leclerc le long de la RN12, à proximité de la zone d’activité Montfort/Méré, sur le territoire de Galluis, fait bondir plusieurs élus dont le maire de Thoiry.

Depuis quelques mois la rumeur enflait mais aujourd’hui c’est un fait.  Leclerc a signé une promesse de vente pour récupérer un terrain, actuellement une friche industrielle dans la zone d’activité de Montfort-Méré, sur le territoire de la commune de Galluis.

Risque accru de pertes d’emploi sur le secteur

Une nouvelle qui fait bondir le maire de Thoiry, François Moutot. «Je suis choqué de cette évolution qui est contraire à toutes les recommandations que l’on fait depuis trente ans pour éviter de faire, le long de la RN12, ce qui a été réalisé aux abords de la RN10 sur la zone de Coignières. Nous avons toujours résisté à cette “coignérisation” en refusant d’implanter des activités commerciales destinées au public le long de cet axe. Et ce dans le but de respecter et maintenir l’aspect rural de notre territoire», insiste François Moutot.

Autre argument avancé par le maire qui est également directeur général de l’Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat: le risque de pertes d’emploi sur le territoire. «Avec les communes de La Queue-lez-Yvelines, Garancières, Méré et d’autres, on se bat pour maintenir un tissu de commerces de proximité. Cela permet aux habitants de nos communes de pouvoir y vivre et consommer sans utiliser leur voiture pour de longs trajets. Quand on connaît l’agressivité commerciale de certaines grandes surfaces, on peut légitimement penser que cela va mettre à mal près de vingt ans de politique de l’emploi.»

L’élu ne croit pas en la création d’emploi de la part de la grande surface. «Ce sera à la marge, surtout avec les caisses automatisées qui se développent. Cette implantation détruira nettement plus d’emplois que ce qu’elle pourrait en créer. Nos commerces de proximité sont fragiles, nos moyennes surfaces sont fragiles, rajouter une grande surface serait une erreur considérable. Je ne suis pas contre les supermarchés mais encore faut-il avoir une réflexion globale sur leurs lieux d’implantation. Si cela se faisait sur notre territoire, ce serait une catastrophe avec un risque de déséquilibre majeur», conclut François Moutot qui pour l’heure et en discussion avec les autres élus du secteur et des responsables de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire pour tenter de trouver une issue à la situation.

L’avis  du président de l’interco Cœur d’Yvelines, Hervé Planchenault

La communauté de communes Cœur d’Yvelines n’a pas la compétence des droits des sols. «Le dossier de permis de construire sera instruit à la mairie de Galluis car Leclerc veut s’implanter sur  un terrain qui est sur le territoire de cette commune. Ce sera donc à elle de se prononcer. Mais pour l’heure, aucun dossier n’a encore été déposé dans cette mairie», explique Hervé Planchenault, le président de l’intercommunalité également maire de Montfort l’Amaury. Et de prévenir tout de go, que de ce fait, l’avis formel de Cœur d’Yvelines ne sera pas requis  dans ce dossier.

«Je me vois mal défendre ce projet»

«Nous avons tout de même rencontré des représentants de Leclerc à plusieurs reprises car nous avons la compétence économique sur le territoire», ajoute l’élu qui aura son mot à dire sur le sujet car il fera partie, en tant que président de l’interco, de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC). Une instance, sous l’autorité du préfet, qui valide ou non le projet d’une implantation commerciale. Hervé Planchenault disposera d’une voix sur onze au total. Une voix qui s’opposera au projet du centre Leclerc. «À titre personnel, en tant que maire de Montfort, par principe, ce que je souhaite, c’est défendre les petits commerces indépendants tout comme les maires de Thoiry et d’autres communes de Cœur d’Yvelines qui ont des commerces sur leur territoire. Nous prenons depuis des années des mesures pour les protéger car c’est vital pour nos villages. Je me vois donc mal défendre un projet qui va amener de la surface commerciale sur le territoire», avance Hervé Planchenault.

Pour l’heure le projet de Leclerc s’étend sur une surface de 3500m2 avec une galerie marchande contenant cinq commerces, le long de la RN12, au niveau de la zone d’activités Montfort-Méré.

«Leclerc cherche à nous rassurer en nous disant que nous serons associés au choix des enseignes à l’intérieur de la galerie marchande et que leur implantation générerait 60 emplois. Peut-être, mais combien d’emplois dans les commerces de proximité seraient détruits ?»

Et de poursuivre: «D’autre part, les centres Leclerc s’implantent, en général, sur des surfaces plus grandes que 3500m2. Il est fort probable qu’une fois installés, ils fassent une demande d’extension, ce qui agrandirait également la galerie marchande et là nous n’aurions plus notre mot à dire…» craint Hervé Planchenault qui redoute, comme son collègue de Thoiry, une “coignérisation” de la RN12. Enfin, dernier problème soulevé par Hervé Planchenault, la circulation que ce supermarché engendrerait.«Je pense que Leclerc n’a pas pensé à cette problématique. Entre le parking de la gare qui compte 350 voitures sans oublier près de 80 voitures en stationnement sauvage et le futur parking du Leclerc qui disposerait de 350 places aussi, comment gérer la circulation d’autant de véhicules sur cette petite route départementale qui commence et se termine par un giratoire…» Le président de l’interco ne manque donc pas d’arguments pour se prononcer contre cette implantation. Une venue qui en revanche ne devrait pas déplaire à la municipalité de Galluis. D’une part, le village ne dispose pas de commerces et d’autre part, étant donné la localisation des terrains susceptibles d’accueillir Leclerc, ce supermarché n’aurait aucun impact sur la vie du village.